C’est le titre donné par notre rédacteur en chef Alain au récit imagé mais fidèle autant sur le séjour même que sur l’état d’esprit qui nous a animé. Merci à toi Alain.
Les pédaleurs nominés :
- Le coach : Patrice
- Le tortionnaire : Vincent (le traceur enflammé)
- La cagnotte : Vincent (remplaçant Eric suite à son triste désistement de dernière minute)
- Les inséparables : Didier et Evelyne
- Les électrophiles : Jean-Marc et Laurent
- Le béglo médocain : Marc
- La force tranquille : Michel
- La crèche : Joseph
- Le speedé : Yves
- Le poète : Alain
Le scénario (sado-maso)
Sous la conduite de leur coach légendaire Patrice, 12 « ASSMiens » ont osé affronter la semaine super bosselée du Limousin. Réfugiés dans les cottages du camping de la Gartempe à Chateauponsac (Nord de Limoges), nos joyeux drilles avaient d’abord survécu au cruel dilemme du « qui couche avec qui ? », non pas pour ce que les mauvaises langues pourraient imaginer mais en raison des ronronnements nocturnes musicaux redoutés par certains. Fort de son autorité, le coach a tranché.
Jour 0 : Prise de contact dinatoire
L’expédition est arrivée à bon port en fin d’après-midi du lundi 8 juin pour se rendre aussitôt à la sympathique invitation de Christian Thévenet, ancien « ASSMien » revenu sur sa terre natale. Là, bonne ripaille, avec l’aide de ses amis cyclistes (Jean- Pierre, son épouse et Michel, ex partenaire de Luc Leblanc). Souvenirs de nos exploits ont ponctué cette belle soirée, probablement écourtée par la peur des lendemains…
➡ La vidéos du soir :
Jour 1 : la mise en jambes lourdes
112 kms et 1500 m de dénivelé en compagnie de Christian qui, en qualité de régional de l’étape, nous a conté son histoire familiale dans ses moindres détails. Sa verve inépuisable n’avait manifestement pas été touchée par la violente agression physique dont il avait fait l’objet, quelques temps auparavant, de la part de son voisin british…
A noter, en première partie de parcours, une profonde tranchée coupant la route, nous obligeant à revenir quasiment au point de départ en nous offrant le privilège de remonter 3 côtes (nous allions en manquer…). Un peu plus tard l’abbatiale de LE DORAT attirait nos quelques grands pécheurs soucieux d’alléger leur conscience avant de connaître l’enfer du limousin. Le confessionnal était fermé…
Cette redoutable journée, pourtant initialement qualifiée de facile, s’avérait particulièrement inquiétante pour les 2 suivantes, annoncées « moins faciles » par la direction de course… Marc cependant nous décontractait en soirée par un exposé scientifique sur un 69 enregistré sur son vélo (pour les détails bv l’appeler).
De surcroît, le menu du soir aurait provoqué un soulèvement des détenus de Fleury-Mérogis…
➡ Les vidéos du jour :
Jour 2 : Apres la confession ratée c’est la confirmation…
112 kms avec 1600 ou 1800m de dénivelé.
Si le confesseur était absent la veille, police et gendarmerie étaient manifestement à notre recherche durant la journée. L’un des suspects du groupe a été momentanément encadré de très prêt par 2 policiers … Plus tard une escouade de gendarmes nous encerclait à Oradour/Glane…
Sains et saufs malgré tout, certains excités trouvaient le moyen de faire du rabe avec 200 m de dénivelé de plus que les plus censés (déjà cuits).
Autre péripétie plus navrante, l’abandon de Laurent qui fracassait une nouvelle fois son moteur de mobylette, en pleine ascension d’un des murs ponctuant la journée. Il nous accompagnera cependant les jours suivant en qualité de directeur sportif. Chaviré par l’incident, Vincent (le tortionnaire) se retrouvait les fesses sur le macadam et bénéficiait, malgré tout, de notre assistance pour se remettre sur pieds. Heureusement pas de dommages. A noter aussi la traversée (pas à la nage) du magnifique lac de Saint Pardoux.
En résumé, nos fortes craintes initiales s’avéraient très sous-estimées, les plats ne se trouvant qu’en cuisine… A ce propos, une nette amélioration du menu du soir est soulignée grâce à l’intervention diplomatique du coach.
➡ La vidéo du jour :
Jour 3 : Le graal en Creuse
112kms et dénivelés semblables aux précédents
Christian nous ayant abandonné pour la journée, c’est en silence que nous avons triomphé d’une longue mais douce ascension dans les monts d Ambazac avec le point culminant du séjour à 673m. Probablement le plus beau panorama. Là encore aucune trace de plat, beaucoup d’efforts incessants, mais une virée conclue dès le retour par une séance prolongée d’hydratation moussue, source de contes savoureux (type « si pas cucu pas toto » ou nombril mal placé…), dignes des pires potaches.
A signaler, côté gastronomie, une gargantuesque assiette de spaghettis carbonara (un étouffe chrétien…)
➡ Dans les rues de Châteauponsac
➡ Les vidéos du jour :
Jour 4 : Le retour au calme (selon la direction…)
90 kms (le rêve) mais avec quasiment le même dénivelé… Donc cauchemars accrus avec plusieurs véritables murs à franchir. Christian et son ami Jean-Pierre (un costaud) viennent partager notre peine. Evelyne, beaucoup trop puissante, casse sa cale de chaussure, déclare forfait et termine dans la voiture du directeur sportif (donc les inséparables séparés…). L’un des pédaleurs, beaucoup plus romantique que les autres, lui offrira un bouquet champêtre en consolation alors que son cher époux l’abandonnait pour faire l’ultime rabe qui lui manquait tant…
Le repas de clôture, traditionnellement amélioré mais dans la triste lignée des précédents, parachevait notre beau séjour sur la terrasse dominant la rivière Gartempe, en compagnie de Christian et son couple d’amis. Belle soirée dans cadre agréable et température estivale.
➡ Les vidéos du jour :
CONCLUSION
Encore un super séjour, particulièrement exigeant (6000m au moins de dénivelé), empreint de belles découvertes, de bonne humeur, de camaraderie, le tout sous un ciel clément. Le groupe remercie encore une fois Patrice pour son dévouement, Vincent (le tortionnaire) pour ses parcours, Vincent (la cagnotte) pour ne pas s’être échappé avec la caisse, Laurent (directeur sportif cantinier), Christian pour son hospitalité, les chauffeurs zélés, et attend l’année prochaine avec des participants supplémentaires et un peu de plat si possible…
Ps : A l’unanimité, les pédaleurs suggèrent, comme il se doit pour le haut niveau, la présence à l’avenir d’une (jolie) kinésithérapeute.




































































































































































